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1. Résumé

Il était une fois une commune de la région parisienne aux moeurs politiques un peu particulières, surtout depuis l'arrivée sur le devant de la scène (et tout près de la Seine) du maire actuel, M. Aeschlimann. Les plaintes pour diffamation volent dans tous les sens (adversaires, ex-alliés). Le conseil municipal, convoqué le moins possible, est alors le lieu d'échanges animés et de votes expéditifs. La mainmise de la mairie sur les moyens de communication (sept magazines, panneaux d'affichage) est presque totale.

A l'occasion, l'argument de l’accointance avec une soi-disant secte est utilisé pour tenter de déstabiliser l’adversaire. En 1992, une campagne d’affichage anonyme «Manuel Aeschlimann : vert dehors – chiite dedans» l’associe à une «secte iranienne» [M. Aeschlimann se présentait alors sous l’étiquette Génération Ecologie]. Depuis, le maire a utilisé le même procédé à plusieurs reprises contre ceux qui s’opposent à lui. La version moderne de la «secte chiite» est la Fondation Ostad Elâhi – du nom d’un magistrat, musicien et philosophe kurde iranien d’inspiration soufie – fondation reconnue d’utilité publique.

Le dernier épisode en date a eu des conséquences particulièrement lourdes. Afin de se débarrasser d’un opposant actif dans une association de quartier, le maire met en avant les liens de ce dernier avec la famille Elâhi, ce qui entraînent de nouvelles plaintes en diffamation. Comme par miracle – mais en est-ce vraiment un ? – des notes blanches (non signées) des Renseignements généraux et un rapport de la Direction de la surveillance du territoire viennent corroborer les propos du maire. Or, cet opposant est aussi le président (et co-fondateur) de Mayetic, une entreprise prometteuse dans le domaine du travail collaboratif sur Internet – avec des dizaines de milliers d’utilisateurs de sa solution gratuite et une cinquantaine d’organisations pour sa version payante – mais en difficulté financière. Or, certaines organisations, clientes ou anciennes clientes de Mayetic, sont «sensibles».

Un article du Monde, en octobre 2005, met le feu aux poudres, juste au moment où les plaintes contre M. Aeschlimann allaient être jugées en appel. Mayetic y est décrite comme pouvant poser un problème de sécurité nationale. Les médias télévisuels (FR3, Canal+, Europe 1) rapportent la nouvelle et, du jour au lendemain, toutes les portes se ferment pour Mayetic : son actionnaire de référence est aux abonnés absents, un actionnaire potentiel n’est plus intéressé… Mayetic dépose son bilan, est déclaré en faillite en décembre 2005 et repris au début de 2006. Les 23 employés – qui travaillaient tous à distance – sont licenciés, mais la technologie est sauve…

La proximité de M. Aeschlimann avec M. Sarkozy – il est M. Opinion publique de l’UMP et un proche à titre personnel – a permis à certains de faire des hypothèses quant à l’influence de cette proximité sur le comportement de certains acteurs. L’étiquette «secret défense» excite passablement certains esprits et la vérification de ces assertions semble difficile [MAJ La première note des RG a été déclassifiée.]. Le tout, dans une ville qui apparaît clairement comme le laboratoire des idées de M. Sarkozy, sur conseil de M. Aeschlimann, en vue de la présidentielle 2007. Du fait de sa structure – au Nord, des quartiers populaires et au Sud, un centre-ville bourgeois – Asnières permet une politique «par enjeux» qui s’apparente au communautarisme. C’est ainsi que l’on peut espérer capter à la fois les voix des Français musulmans et celles du FN.

A l’instigation des co-fondateurs de Mayetic, et au vu du relatif silence des médias traditionnels, la blogosphère s’en mêle, les opinions les plus diverses s’expriment, des élus sont appelés à prendre position. Mais ceci est une autre histoire…

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Voici les sites qui parlent de 1. Résumé:

» Petite illustration de la théorie du chaos - Le battement d'ailes d'un papillon de Bruno de Beauregard
Selon la théorie du chaos, de petites causes peuvent produire de grands effets. Par exemple, le battement d'ailes d'un papillon peut de proche en proche provoquer une tempête aux antipodes. Si certains doutent encore de cette théorie, et bien moi [Lire la suite]

Commentaires

Quand la lait "Caillet" a tourné, il faut le traire quand même.

De retour d'un magnifique, reposant, fructueux et long voyage en Asie, je lis ce matin la prose de Monsieur Caillet, Premier adjoint au maire d'Asnières sur mes horribles turpitudes judiciaires supposées personelles.

Le signataire doit avoir une raison bien urgente d'écrire sur ce blog, lui qui ne connaît rien à l'Internet. Ceci dit,le sujet est cocasse. Amusons-nous donc un peu avec le lait Caillet de notre élu en second.

Le site www.asnierois.org, né le 17 décembre 2003 à 18 heures, n'est pas dirigé par moi. Il appartient à l'ADECA, Association de Défense des Contribuables Asniérois, sous statut de la loi de 1901, déclarée en Préfecture de Nanterre. L'ADECA a pour but de défendre et promouvoir les intérêts matériels et moraux des citoyens contribuables asniérois.

A Asnières, c'est un sacerdoce, voire un véritable acte de bravoure quotidien.

Ceci dit, il est vrai que l'ADECA, via son Président élu, moi en l'occurrence, a été condamnée pour une terme diffamatoire par voie de TRACT PUBLIC et pour refus de 3 droits de réponse de Manuel Aeschlimann sur des écoles publiques -on voit de suite le rapport-,lequel élu du peuple a utilisé pour cela les fonds publics - 300 000 euros de fonds publics alloués par an aux avocats de la Ville!!! Un record national peu exemplaire, alors que les crèches manquent et que la population explose littéralmeent avec le bétonnage de la commune...

Monsieur Caillet oublie de mentionner que nous avons été relaxés de bien d'autres multiples plaintes à répétition de Manuel Aeschlimann qui est considéré par les médias et parfois par les magistrats comme un acharné de la procédure de diffamation.

Les 3 autres condamnations n'existent pour l'heure que dans l'imagination juridiquement peu cultivé du signataire puisque les 3 jugements suivants cités sont frappés d'Appel. Ce que l'ADECA avait omis de faire pour les deux premières....A notre grand regret car nous n'avions pas d'avocat pour nous conseiller!

Mais là n'est pas l'essentiel: ce qui est ESSENTIEL est que le site www.asnierois.org a toujours donné la stricte vérité des faits, même si la manière de la commenter peut ne pas plaire au maire d'Asnières qui ne conteste rien sur le fond factuel.

A Asnières, il esr interdit sous peine de dénonciations calomnieuses, procès en diffamation et autres représailles de critiquer la municipalité, sa gestion et ses actes. Il est significatif que que le 15 décembre 2006, 13 élus ( de tous bords) et 8 associations aient tenu une Conférence de pressecommune pour dénoncer le climat nauséabond pour la démocratie à Asnières.

Dans ce contexte, on comprend que Monsieur Caillet, envoyé par son maire et maître, préfère parler procés (en mentant allégrement sur les Jugements en Appel- que des FAITS REELS que la population subit, ou même de l'ADECA; de son action.

Un exemple: c'est www.asnierois.org qui a révélé l'affaire, reprise par les medias, du viol en réunion commis dans l'internat de la réussite d'Asnières au sein du Collège public François Truffaut. Et obliger Nicolas Sarkozy à réagir alors qu'il se taisait avant!!!

Ne dit-on pas qu'Asnières est la laboratoire de ce que serait la France transformée en Sarkoland?

Alors, désinformer sur l'accessoire apparent au détriment de l'essentiel citoyen, telle devait être la missin de Charles Caillet en vous écrivant.

Quant au reste, je rassure vos lecteurs et vais angoisser -un peu plus-Charles Caillet: j'étais à Taipei, capitale de Taiwan, et y ai développé des liens anciens, solides et féconds avec de puissants investisseurs locaux pour des entreprises françaises. Pour les développer....

Il est vrai que je préfère construire notre économie au service de l'emploi et de la création de richesses que de dénoncer des citoyens qui défendent la liberté.

A chacun sa morale, à chacun ses moyens de la manifester, à chacun ses besoins propres de la justifier.

Monsieur Caillet a les siens. Nous avons les nôtres. Ils sont antagoniques à l'évidence.

Bien à vous,

Philippe Vassé
Président de l'ADECA- citoyen asniérois- porte-parole du Collectif des associations asniéroises pour la démocratie à Asnières)
Correspondant économique du World Trade Center de Taipei.

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