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5.5 Chronologie 2005

1987-2001200220032004 – 2005 – 2006

2005

Janvier 2005

02 : Retrait de leur délégation de cinq des 18 conseillers municipaux délégués et à L. Martin Saint-Léon, adjoint au maire. (Le Parisien, 05.01.05)

06 : M. Aeschlimann demande l’abandon de l’affaire et l’annulation de la double action publique engagée contre l’ADECA et son président, Ph. Vassé, pour refus d’insertion de droit de réponse sur le site asnierois.org. (asnierois.org)

22 : M. Aeschlimann offre à l’Ambassadeur d’Iran la médaille d’or de la ville d’Asnières. (asnierois.org)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 01.05)

Février 2005

10 : Hubert Massol est condamné pour diffamation envers M. Aeschlimann (affaire des Témoins de Jéhovah). (Asnières-Infos, 04.05, p. 27)

14 : Le directeur du service des finances de la ville d’Asnières, a été auditionné au Tribunal de grande instance de Nanterre (sans doute pour l’affaire du Festival international des arts et folklores). (asnierois.org)

19 : L’affaire de tentative d’assassinat ayant abouti à un non lieu, F. Pourbagher doit répondre à l’accusation de dénonciation calomnieuse et se voit mis en examen. (Le Parisien, 19.02.05)

26 : Lancement d’un projet ambitieux de ZAC sur les friches d’Unilever : 90’000 m2 de logements, 50’000 m2 de bureaux, une école, un gymnase, des commerces. Mais plusieurs problèmes se posent : pollution du terrain après 70 ans d’activité industrielle, nuisances sonores, zone en partie inondable. (Le Parisien, 26.02.05)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 02.05)

Mars 2005

10 : Séance du Conseil municipal (Compte-rendu)

23 : Réunion de concertation à la mairie d'Asnières avec les associations de locataires. Cette réunion était «privée» – mais filmée – dans le sens où un conseiller municipal d’opposition, invité par les associations, s’est vu interdire l’entrée. (S. Pietrasanta)

26 : Les présidents des associations d’Asnières qui reçoivent une subvention de la ville ont été «invités», lors d’un entretien en tête-à-tête avec l’adjoint délégué aux associations, à livrer à la mairie les noms de leurs adhérents. Ceci va à l’encontre d’un arrêt du Conseil d’Etat (n° 182912, 28.03.97). (asrienois.org)

31 : Séance du Conseil municipal (Compte-rendu)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 03.05)

Avril 2005

05 : F. Delage est condamné pour diffamation publique envers l’AZMétro. (Le Parisien, 25.04.05)

06 : M. Aeschlimann, son directeur de cabinet, F. Pourbagher, et sept de ses colistiers pour les élections municipales de mars 2001, comparaissaient devant la cour d’appel de Versailles. [...] Beaucoup moins prévisible fut la déposition de O. Chazoule, seul des prévenus (exception faite de l’imprimeur des tracts) à se présenter en personne. Une déposition en forme de bombe. En effet O. Chazoule a affirmé à la barre qu’il avait été convoqué (il était alors adjoint au maire délégué à la culture) par un proche du maire qu’il a nommément désigné, pour harmoniser sa version des faits avec celle des autres prévenus, convocation à laquelle il a dit avoir refusé d’obtempérer. Il a également affirmé, toujours à la barre, que s’il n’avait pas vu M. Aeschlimann écrire le tract, en tout cas aucun tract de campagne de ce dernier n’était distribué sans avoir été validé, à la virgule près, par M. Aeschlimann. S’étant présenté comme fin connaisseur de la vie politique asniéroise depuis 15 ans, O. Chazoule a fermement exclu que M. Marescot du Thilleul, puisse être l’auteur du tract diffamatoire comme le soutenaient certains proches du maire, M. Marescot du Thilleul, dont le nom est opportunément apparu dans le dossier juste après son décès, n’ayant jamais participé, même de très loin, à la vie politique locale. (asnierois.org)

22 : Séance du Conseil municipal (Compte-rendu)

ND : Insertion : «Par arrêt en date du 10 février 2005, la 8e Chambre de la Cour d’appel de Versailles, a condamné Hubert Massol à verser à M. Aeschlimann, Maire d’Asnières-sur-Seine, la somme d’un euro à titre de dommages intérêts pour l’avoir diffamé dans un tract distribué en novembre 2003, relatif à l’implantation des témoins de Jéhovah sur la commune.» (Asnières-Infos, 04.05, p. 27)

Mai 2005

10 : Hubert Massol est relaxé par le tribunal suite à la plainte en diffamation et à la constitution en partie civile de M. Aeschlimann (affaire de la délinquance juvénile). (ariesnois.org)

10 : F. Delage est condamné en correctionnelle pour diffamation envers la Fondation Elâhi et F. Améli. (ariesnois.org)

10 : Ph. Vassé a été condamné en correctionnelle dans deux cas par le tribunal suite à la plainte en diffamation et à la constitution en partie civile de M. Aeschlimann. Il a été relaxé dans quatre autres cas. (ariesnois.org)

29 : Résultats d’Asnières sur le référendum relatif au traité constitutionnel européen : Oui 60,14%, Non 39,86%, abstention 28,48%. (asnierois.free.fr)

ND1 : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 05.05)

ND2 : B. Loth, Directeur général des services, publie son propre magazine, Vitavil, qui surprend : (1) il contient des documents difficilement accessibles (projet Unilever), (2) trois entreprises qui travaillent pour la commune ont publié des annonces, (3) le compte administratif de la ville est commenté par le Président de l'association culturelle de la mosquée d'Asnières, M. Belayadi. [Ce magazine comble un certain déficit d’informations laissé par les sept magazines de la mairie.] (J.-J. Semoun)

Juin 2005

11 : Hommage officiel rendu à M. Maurice-Bokanowski par M. Aeschlimann : «En ces temps actuels où tant d’élus de petit calibre se pensent incontournables et s’affichent lointains, je regrette cette époque où la noblesse de l’action publique se percevait jusque dans l’allure des hommes qui l’incarnaient. J’ai souvent le regret de n’avoir pas connu plus tôt M. Maurice-Bokanowski. Mais j’avais 24 ans lorsque je suis devenu Conseiller municipal, en 1989. Lui était déjà Maire depuis 30 ans. Nous nous sommes croisés. Moi, bien jeune encore. Lui, songeant déjà à sa succession à la Mairie d’Asnières. La politique n’est pas tendre. Le suffrage universel se donne peut-être à ceux qui le désirent le plus.» [On aimerait savoir à qui il pense dans la première phrase. Pour saisir l’ironie de la suite, voir 1987-2001.] (Asnières-Infos, 06.05, p. 3)

22 : Le Parisien dénombre 12 procès en diffamation contre asnierois.org en un an et demi. (Le Parisien, 22.06.05)

24 : M. Aeschlimann, «M. Opinion publique» de l’UMP, est largement cité dans un article du International Herald Tribune, consacré aux tentatives de N. Sarkozy de courtiser l’extrême droite : «L’idée est d’essayer de gagner des votants qui ne sont pas naturellement inclinés à voter pour Sarkozy, mais qui le feront s’il répond à leurs demandes», «Nous pensons que 50% d’entre eux pourrait être persuadé de voter pour N. Sarkozy si nous faisons de la loi et de l’ordre (law and order) une priorité», «Certains parlent de populisme, mais [N. Sarkozy] suit une approche pragmatique, pas idéologique», «Il passe beaucoup de temps sur le terrain, avec les gens, et il parle leur langage». Mais Carl Lang prévient : «Les Français préfèrent l’original à la copie.» [Notre traduction] (International Herald Tribune, 24.06.05)

30 : Séance du Conseil municipal (Compte-rendu)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 06.05)

Juillet 2005

07 : Détails sur le «Monsieur Opinion publique» de l’UMP, M. Aeschlimann : «En quelques semaines, le député-maire d’Asnières vient de transmettre au président de l’UMP plusieurs notes sur des sujets très sensibles : le scepticisme européen des Français, la variable économique dans la détermination du choix électoral, l’appartenance religieuse et surtout les électeurs du Front national. Autant de thèmes sur lesquels le ministre de l’Intérieur adopte un ton et un discours très éloignés des autres hommes politiques.», «Un homme aussi redouté que redoutable. Ses amis politiques et ses adversaires le décrivent comme un killer. A 40 ans, ce père de famille, marié à une brillante énarque élue l’an passé au conseil régional d’Ile-de-France, n’a pas perdu de temps : conseiller général à 29 ans, maire à 36, député à 37.», «Un think-tank à lui tout seul.», «[…] l’élu local expérimente chez lui, à Asnières, ses propres méthodes. En 2002, il lance un conseil des communautés qui permet, dit-il, d’identifier les problèmes de chaque communauté et d’y répondre. «En trois ans, on a vu les courbes électorales s’infléchir. Les trois quarts de l’électorat antillais et les deux tiers des électeurs d’origine maghrébine votent maintenant pour l’UMP», assure-t-il, validant ainsi la vision «communautariste» défendue par le président de l’UMP.», «Sans état d’âme, il suggère carrément que l’UMP «récupère» les listes électorales afin de cibler les problèmes des électeurs.» (Le Figaro, 07.07.05)

07 : La mère d’un adjoint au maire occupe un pavillon appartenant à la ville pour le tiers de sa valeur sur le marché privé, alors que les demandes de logements sociaux atteindront prochainement la barre des 3’000. (Le Figaro, 07.07.05)

11 : Huit proches du maire viennent d’être finalement condamnés par la cour d’appel de Versailles pour diffamation dans l’affaire dite du «Corbeau». Parmi les huit condamnés se trouvent trois militants, l’imprimeur D. Plichon, mais aussi et surtout trois élus de la majorité actuelle, O. Chazoule, conseiller municipal et ex-maire adjoint ; M.-C. Leclerc, maire adjoint déléguée au logement ; C. Dechenoix, conseiller général et maire adjoint délégué à la culture et enfin, F. Pourbagher, directeur de cabinet. En dehors de ce dernier, tous reconnaissent avoir été impliqués de près ou de loin dans la distribution de ce brûlot. M. Aeschlimann, mis en examen en même temps que les autres prévenus, en tant qu’auteur présumé du tract, reconnu comme tel par C. Dechenoix, qui s’est finalement rétracté à la dernière minute, n’a pas été inquiété. Le juge de la Cour d’appel a en effet estimé que les charges relevées contre lui n’étaient pas suffisantes et l’élu n’a donc pas été condamné. L’imprimeur du tract en revanche devra verser 750 € à la plaignante et les sept autres prévenus proches du maire, 500 € chacun. L’ensemble des prévenus devra par ailleurs s’acquitter de 250 € au titre de l’article 475.1 du code de procédure pénale. Cet arrêt de la Cour d’appel est aussi surprenant qu’inattendu pour la partie civile. En effet, cette affaire, qui avait été jugée en première instance par la 14e chambre du Tribunal correctionnel de Nanterre, avait débouché sur l’extinction de l’action publique engagée contre les prévenus, du fait de l’acquisition de l’amnistie. Mais la loi d’amnistie d’août 2002 invoquée par le conseil des prévenus, pour évacuer le contentieux et faire achopper la procédure, n’a visiblement pas empêché cette fois la Cour d’appel de statuer sur la question, et au final de condamner les prévenus. (Le Parisien, 11.07.05) Extraits intéressants de l’arrêt : «[...] Considérant qu’il ne ressort pas de manière certaine qu’en dépit de la mise en cause à géométrie variable de son directeur de campagne, M. Aeschlimann, qui a été le rédacteur et l’instigateur de nombreuses publications polémiques, voire diffamatoires, ait rédigé le présent tract compte tenu des divergences relevées dans les témoignages ; que si l’on "ne prête qu’aux riches" on ne peut édicter une présomption de culpabilité de ce seul chef, et lui imputer toutes les attaques électorales et politiques portées dans le secteur ; [...] Les auteurs de l’infraction étant des militants disciplinés n’ayant aucune marge d’initiative [...]». (asnierois.org) (Appel)

Mi : M. Aeschlimann retire sa délégation à J.-J. Semoun, qui, estimant que les projets de la commune manquaient de transparence, s'en est pris violemment au directeur général des services de la ville, B. Loth, lors du conseil municipal qui s'est déroulé fin juin. «Il a la mainmise sur tous les dossiers de la ville, je veux son départ» tempêtait alors publiquement J.-J. Semoun. (Le Parisien, 17.09.05)

Septembre 2005

06 : La 14e Chambre du TGI de Nanterre a jugé établi le délit de diffamation publique contre un particulier commis à l’encontre d’Hubert Massol par F. Delage, Maire-adjoint, pris en tant que directeur de la publication d’Asnières-Infos. Ce dernier a été condamné : au titre de l’action publique, à 2000 € d’amende; au titre de l’action civile à 3000 € de dommages et intérêts; au titre de l’article 475-1 à 2000 €, ainsi qu’à la publication dans le prochain journal Asnières-Infos sur 1/4 de page, à ses frais, dans la rubrique "Tribune libre", dudit jugement. [La publication n’a pas eu lieu à ce jour.] (H. Massol)

06 : Le Tribunal Correctionnel de Nanterre condamne F. Delage pour «complicité» de diffamation pour le communiqué de novembre 2003 de la «majorité municipale». Comme la «majorité municipale» n’a pas d'existence juridique, c’est F. Delage qui a dû se présenter spontanément devant le juge d’instruction et qui a déclaré qu’il assumait entièrement la responsabilité de la rédaction de ce document, même s’il a reconnu que tous les membres de la majorité, au cours d’une «réunion de préparation» dudit communiqué, ont mis la main à la pâte. (B. de Beauregard) La Cour précise que ni les Renseignements généraux, ni la Miviludes, ni les associations anti-sectes ne répertorient la fondation comme telle et qualifie d’outrance et d’extrapolation les accusations portées contre elle. (F. Charpier)

07 : Première note des RG (la seconde est du 27 de ce mois). Ces notes mentionnent : la soumission absolue des disciples à Bahrâm Elâhi, le culte du secret, un système d’autosurveillance du groupe, qui encourage la délation, dans le but de connaître la vie intime de ses disciples, des pressions et intimidations sur les élus, des membres de la fondation qui se poseraient en contre-pouvoir municipal, une lutte avec la mairie empruntant à la fois au champ politique municipal et au souci de contrecarrer l’expansion d’une organisation religieuse qui, grâce à son assise financière importante acquiert biens immobiliers (...) et influence, la proximité de B. de Beauregard, dont la société Mayetic travaille pour des organisations gouvernementales. (AFP, 21.10.05 ; Le Monde, 22.10.05)

09 : Discussion entre Mayetic et la CDC : la CDC signifie qu’elle ne veut pas «remettre au pot» seule [à l’origine, CDC Kineon avait souhaité être le seul actionnaire extérieur] ; les fondateurs demandent alors à la CDC si elle serait éventuellement prête à se désengager pour 1€ symbolique, afin de permettre à un autre investisseur de prendre le relais sans contrainte de valorisation si seule cette option demeurait. Ils n’ont jamais reçu de réponse à cette demande, malgré plusieurs rappels. (B. de Beauregard)

24 … et jours suivants : Trois droits de réponse de M. Aeschlimann (entretien des écoles et autres bâtiments publics ; stationnement) et Ch. Caillet (forum des associations) sur le site de J.-J. Semoun, dont ils ont, par ailleurs, fait changer le nom. (J.-J. Semoun)

27 : Deuxième note des RG, qui reprend des éléments de la première, tout en la contredisant ponctuellement. Pour l'essentiel, l’auteur reprend ce qu'a été écrit et diffusé sur Asnières depuis deux ans et a valu à un responsable de la ville d'être condamné pour diffamation. La plupart des journalistes en recevront copie, ce qui constitue une violation du secret défense, passible de 10 ans d’emprisonnement. (F. Charpier)

29 : Trois droits de réponse de M. Aeschlimann sur le site asnierois.org, par décision de justice, pour des articles relatifs à la mairie mobile, l’école Chanzy et le square Chanzy. (asnierois.org)

29 : Séance du Conseil municipal : L. Martin Saint-Léon et J.-J. Semoun ont été déchus de leur fonction d’adjoint au maire [Pour le 2e, la décision remonte à la mi-juillet.] ; F. Pourbagher, directeur de cabinet et L. Ristori, beau-frère de M. Aeschlimann et membre du cabinet, disposent d’un logement social. (asnierois.org) (Compte-rendu)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 09.05)

Octobre 2005

07 : Droit de réponse de B. Loth, Directeur général des services de la mairie, sur le site de J.-J. Semoun (suppression de cabines téléphoniques). (J.-J. Semoun)

10 : Asnières annonce l'inauguration d'une plate-forme de «Gestion Relation Citoyen™», sous-traitée à la SAS Localeo, contrôlée par l'UMP J.-Ch. Bossard, premier adjoint chargé des relations avec les associations et des nouvelles technologies à la mairie du 6e (Paris). Trois mois après cette belle annonce, le site Internet de Localeo n'apparaît toujours pas dans la liste des sites déclarés à la CNIL. Questions : (1) Par où transitent nos données personnelles ? (2) Qui les manipule ? (3) Qui les stocke ? (4) Auprès de qui s'exerce le droit d'accès ? À la maison du maire ? Chez Localeo ? (5) Dans quel pays : au Canada, en France ? L'objectif est, selon le maire M. Aeschlimann, de «simplifier les relations de la mairie avec les citoyens» et «engager les services municipaux dans une démarche de qualité de service et d'accessibilité vers tous les publics.» (6) Mais, peut-il indiquer quels garde-fous il a mis en place ? (7) Localeo est-il un tiers de confiance ? (asnierois.free.fr)

21 : «Le président de l’UMP mène une politique sécuritaire pour ses électeurs naturels et une politique communautariste pour ses électeurs convoités», accuse [M. de Villiers], bien décidé à réserver l’essentiel de ses coups au ministre de l’Intérieur dans les mois à venir. «De nombreux parlementaires de la majorité partagent mon analyse et m’encouragent discrètement», affirme-t-il. (Le Figaro, 21.10.05)

21 : Un article dans Le Monde résume les notes des RG [Voir 07.09.05] et un rapport de la DST, et conclut, après que B. de Beauregard n’aie pas souhaité répondre au journal [ce que ce dernier dément en précisant les motifs de sa retenue], en indiquant trois clients «sensibles» de Mayetic [qui ne le sont plus à ce moment-là]. Il donne ensuite la parole au porte-parole de la fondation et à l’avocat de B. Elâhi, qui rejettent ce qui précède, et à la Miviludes, qui doute qu’il s’agisse d’un mouvement sectaire dangereux. (Le Monde, 22.10.05)

21 : Une dépêche de l’AFP mentionne l’article du Monde et les notes des RG, interroge la Miviludes qui doute du caractère sectaire de la Fondation Elâhi, décrite par une source comme prônant une vision piétiste de l’islam, par une autre comme un mouvement philosophique qui glisse progressivement. (AFP, 21.10.05)

21 : «Je peux vous garantir, pour avoir reçu leurs appels affolés, que cette information soudaine a fait le tour de tous les ministères et de tous les experts des nouvelles technologies en seulement quelques heures ! Ensuite, il y a eu les clients qui ont appelé affolés, puis ceux qui n’ont pas appelé mais qui savaient et pour lesquels nous avons appris petit à petit, par le bouche-à-oreille des partenaires, qu’ils étaient en train de se demander s’ils allaient oui ou non continuer de bosser avec Mayetic. De grands comptes sensibles comme EADS ont reçu instruction de la part de leur département de la sécurité "d’être prudents". Ce qui, en terme sécuritaire, signifie arrêter de travailler avec nous.» (M. Membrado)

21 : «Le dernier e-mail et coup de téléphone de la CDC (Caisse des Dépôts et Consignation), notre actionnaire principal, date du 21.10.05, jour de parution de l’article du Monde. Depuis ils n’ont plus répondu à nos sollicitations, n’ont jamais rappelé suite à nos messages téléphoniques, silence radio. Nous avons appris par la suite que notre interlocuteur principal avait ordre de sa direction de ne plus nous parler ! Ils ne répondent même pas à notre liquidateur judiciaire.» (M. Membrado)

22 : Mention de l’affaire au JT 19/20 de France 3 Ile-de-France, citant également des clients «sensibles». Transcription du texte : «Une fondation mystico-religieuse d’origine iranienne ferait actuellement l’objet d’une surveillance de la part de la DST, de la direction des renseignements généraux. En effet, depuis plusieurs mois la DST, les Renseignements Généraux examinent de près cette fondation. Selon les enquêteurs français, les sociétés rattachées à elle, comme Mayetic Informatique, auraient infiltrées plusieurs organisations dont les plus célèbres : l’OTAN, la Gendarmerie Nationale et certains ministères [...]. Cette affaire de secte intéresse maintenant les Américains, des inspecteurs du FBI sont venus rencontrer en France cet été les autorités, eux aussi cherchent à comprendre le fonctionnement de ce réseau et surtout sa finalité.» Or, Mayetic travaille, depuis 2000, pour France 3. A l’insu de la DST et des RG, Mayetic a donc infiltré un média qui, en retour, cloue cette société au pilori. (B. de Beauregard)

22 : Sur Europe 1, on peut entendre que sur le bureau de M. Aeschlimann, il y a un gros dossier bleu. A l’intérieur, la liste de toutes les associations, de toutes les sociétés immobilières, le panorama complet des activités de la Fondation Elâhi. Cela fait trois ans que le député maire d’Asnières crie au loup. Les journalistes affirment que la mairie a convoqué la presse à venir retirer des mains mêmes de M. Aeschlimann et de son directeur de cabinet le dossier bleu, contenant les deux notes des RG. (B. de Beauregard)

22 : La Fondation Elâhi dénonce une campagne visant à la discréditer «orchestrée par le maire d’Asnières». (AFP, 22.10.05)

23 : Mayetic dément catégoriquement les allégations du Monde, qui sont les mêmes ayant valu une condamnation de la maire d’Asnières pour diffamation envers l’AZMétro, dont le président est B. de Beauregard, également président de Mayetic. B. de Beauregard critique le comportement du journaliste du Monde et met en œuvre des actions judiciaires dans ce sens. (Mayetic)

25 : Après de nombreux efforts, B. de Beauregard parle au rédacteur en chef de France 3 Ile-de-France durant une quarantaine de minutes, en s’étonnant du fait que Mayetic n’a pas été contacté avant la diffusion. Réponse: «Vous comprenez, la concurrence…», «Moi non plus, je n’aime pas me faire rouler dans la farine» (il est donc conscient de s’être fait manipuler, lui et ses journalistes). Quant à un droit de réponse de Mayetic, il n’en voulait pas puisque la Fondation Elâhi avait déjà exercé le sien le 24 octobre... (B. de Beauregard)

28 : La Miviludes place «sous observation» la Fondation Elâhi, après que son attention ait été appelée par M. Aeschlimann, qui juge «intéressant que la Miviludes ait pu évoluer sur cette question. Elle n’avait pas tous les éléments de réflexion lorsqu’elle a évoqué sa position la semaine dernière. Entre-temps, je crois qu’elle a été éclairée sur un certain nombre de points». La semaine passée, le secrétaire général de la Milivudes avait déclaré que la fondation «n’entrait pas dans le cadre des mouvements sectaires dangereux». La Fondation Elâhi assure la Miviludes de sa totale coopération. [NB : Le site de la Miviludes ne contient aucun communiqué de presse, mais reproduit la dépêche de l’AFP et l’article du Monde mentionnés ci-dessus ; ce dernier a depuis été retiré. Voir 26.01.06]. (AFP, 28.10.05)

29 : «Depuis quelques années, et particulièrement depuis quelques semaines, M. Aeschlimann "alerte les autorité" sur cette fondation dont il estime qu’elle fait partie d’une "nébuleuse" qui retournerait les esprits et tenterait d’infiltrer les instances politiques locales. Les Renseignements généraux (RG) ont enquêté à plusieurs reprises sur ce que le maire d’Asnières désigne aussi comme "l’organisation Elâhi". Sans jamais conclure à l’existence d’une secte. Mais la dernière note en date, rédigée en septembre par la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG), a relancé la polémique.» (Le Parisien, 29.10.05)

29 : Le journal Marianne établit, sur le ton humoristique, un parallèle entre les croyances de la «secte» Elâhi et celles de l’église catholique. (Marianne, 29.10.05)

29 : La section d’Asnières du PS dénonce une «machination politique de l’UMP». (AFP, 29.10.05)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 10.05)

Novembre 2005

06 : Mention de l’affaire Mayetic dans le Vrai journal de Canal+, citant des clients «sensibles» de Mayetic. (Silicon.fr)

08 : «Nous avions commencé en septembre une négociation commerciale de distribution mondiale de Mayetic en marque blanche à travers le réseau EQUANT de France Telecom. FT opérait déjà une marque blanche Mayetic depuis 2004 (les espaces projets des packs ADSL Oléane, c’est Mayetic), et ils voulaient étendre notre collaboration aux offres entreprises pour les collectivités locales et pour les grands comptes mondiaux d’EQUANT. La négociation se passait très bien, FT avait même écrit à la CDC que nos offres étaient stratégiques pour eux, et nous avions obtenu leur accord pour ce contrat le 8 novembre avec un engagement de CA minimum pour 2006 en échange d’une exclusivité européenne. Mais soudainement, quelques jours après, appel téléphonique disant que tout était annulé, qu’ils ne nous avaient jamais parlé, qu’ils ne nous avaient jamais écrit et qu’ils n’écriraient rien non plus concernant l’annulation des transactions en cours ! Puis plus aucun signe de vie ! Plus aucune réponse à nos appels !» (M. Membrado)

08 : La mairie lance une veille citoyenne – il s’avère qu’il s’agit de militants UMP, de fonctionnaires municipaux ou de proches du maire – lors de la «crise des banlieues», qui attire la réprobation de certains représentants de la police et une grosse attention médiatique. (Libération.fr, 08.11.05 ; Le Parisien, 08.11.05 ; 20 minutes, 09.11.05 ; Le Figaro, 09.11.05 ; The Sunday Times, 13.11.05)

08 : Création du CAFFARD (Comité asniérois formé face aux agissements anti-républicains du député-maire) par des ex-adjoints de M. Aeschlimann. (AFP, 08.11.05 ; Le Parisien, 09.11.05)

08 : F. Pourbagher est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour dénonciation calomnieuse (affaire de la prétendue tentative d’assassinat). (B. de Beauregard)

08 : Le président de la Miviludes rencontre M. Piévic, délégué général de la Fondation Elâhi, et Me Améli, son avocat. (L’Express, 01.12.05)

09 : Reportage de la radio publique australienne ABC sur la «crise des banlieues» dans lequel M. Aeschlimann est interrogé : «A Asnières-sur-Seine, qui se trouve à une demi-heure à l’ouest du centre de Paris, des gens se proposent de patrouiller leurs rues pour empêcher les troubles. M. Aeschlimann, le maire, fait partie de ces gens déterminés à reprendre les rues dans lesquelles il vit. "R : Parce qu’il y a des troubles à Asnières, et que je ne peux l’accepter. Q : N’est-ce pas quelque chose que la police devrait être capable de faire ? R : La police, c’est les citoyens, pas les policiers. Ils [les volontaires] téléphonent à la police, ils appellent la police s’ils voient quelque problème, quelque trouble, une voiture brûler. Mais ils ne se battent pas, non. Q : Pourquoi sortez-vous en patrouille ? Pourquoi le maire lui-même a-t-il besoin d’être en patrouille ? R : Parce que c’est ma ville. Je suis né ici à Asnières, et je ne peux accepter de voir des gens dont la voiture brûle, des gens qui ont des problèmes, je ne peux l’accepter. C’est pourquoi je sors dans la rue, c’est mon devoir." Une demi-heure après cet entretien, les patrouilles de volontaires sont supprimées. Les jeunes des quartiers ont jeté des pierres aux volontaires et menacé de les frapper.» [Notre traduction] (Transcription de l’émission ; audio : Real audio, Windows media, MP3)

12 : Un DVD circule dans les ménages asniérois, contenant une émission de la télévision iranienne diffusée en août avec une interview de F. et P. Pourbagher et une présentation de l’activité du premier comme directeur de cabinet. Le reportage laisse entendre que la proximité de F. Pourbagher avec M. Aeschlimann, lui-même proche de N. Sarkozy, pourrait offrir des perspectives intéressantes au premier nommé (images tournées à la mairie et à l’assemblée nationale). P Pourbagher, conseillère municipale et fonctionnaire d’Etat, apparaît voilée et disserte sur la virilité de son mari. F. Pourbagher affirme que la mairie a mis à disposition de l’ambassade d’Iran et du centre culturel iranien les techniciens, les bâtiments de la ville pour une exposition, et l’a même soutenu financièrement. (asnierois.org)

14 : Revenant sur le sujet précédent, M. Aeschlimann dénonce une opération destinée à déconsidérer son directeur de cabinet, parle de maladresse, et dément que la mairie ait payé quoi que ce soit pour l’exposition. (Le Parisien, 14.11.05)

14 : Sur le même sujet, F. Pourbagher affirme que ses propos ont été mal traduits (asnierois.org), alors qu’un expert traducteur juré près de la Cour d’appel de Versailles confirme la traduction initiale. (J.-J. Semoun)

18 : F. Pourbagher publie un droit de réponse sur le site de J.-J. Semoun : «Enfin, je vous informe que j'ai décidé de saisir les juridictions françaises afin de faire la vérité sur ces manœuvres politiciennes et peu glorieuses qui visent uniquement à discréditer mon action, ma famille et ma personne.». (J.-J. Semoun)

18 : Décision du Tribunal administratif de faire publier dans Asnières-Infos la Tribune libre de B. Casari et K. Zaoui, refusée par la rédaction car jugée diffamatoire, dont le texte était le suivant : «Notre démocratie locale continue sa descente aux enfers. Le conseil municipal de septembre a une nouvelle fois été le théâtre des excès de la majorité: (1) public essentiellement composé des partisans du Maire et de fonctionnaires, (2) le directeur de cabinet du Maire qui participe aux chahuts et brouhahas à l’encontre de l’opposition et qui en arrive aux mains avec un administré, (3) un ordre du jour et un règlement intérieur malmenés par le Maire, (4) de graves erreurs dans les affaires présentées, (5) une opposition couverte d’insultes au motif qu’elle pose des questions gênantes à la majorité, (6) nos micros coupés pour mieux laisser la majorité abuser du droit à l’expression. Restez lucides et confiants, comme nous, car le temps rétablira la vérité. Docteur Bruno Casari et Kamel Zaoui.» [Non parue à ce jour.] (asnierois.org)

23 : Le journal Minute pose quelques questions embarrassantes : (1) Est-il exact que le député-maire UMP d' une commune des Hauts-de-Seine, proche de Nicolas Sarkozy, a voulu inviter à déjeuner Marine Le Pen, malgré les consignes de son parti ? (2) Est-il vrai qu’il lui a fait passer l'invitation par son épouse au Conseil régional ? (3) Est-il vrai que le but de ce déjeuner était de demander à Marine Le Pen de bien vouloir tempérer les ardeurs des militants dans la commune dont il est le maire ? (4) Est-ce le même député qui demande que soit publié à l'avenir la liste de tous les élus ayant parrainé un candidat à l'élection présidentielle pour de dissuader les élus d'apporter leur signature à J.-M. Le Pen ? (5) Est-il exact que Marine Le Pen a non seulement décliné l’invitation, mais aussi informé quelques journalistes ? (6) Est-il exact enfin que N. Sarkozy a prié l'intéressé de bien vouloir s'abstenir de prendre des initiatives personnelles de ce type sans l'en avoir au préalable informé ? (Minute, 23.11.05 ; AP, 14.12.05)

25 : Une note interne est remise au directeur de la DST sur l’affaire de l’émission iranienne consacrée à F. Pourbagher. Le responsable de l’information de N. Sarkozy est informé de façon non officielle, pour éviter une nouvelle affaire Clearstream. La demande pressante d’une personnalité asniéroise auprès de l’état-major de la DST pour obtenir des informations sur la fondation Elâhi a agacé et même précipité la rédaction de cette note. La DST s’inquiète plus généralement des relations entre la mairie avec l’ambassade d’Iran. (F. Charpier)

26 : Tribune de M. Aeschlimann dans Marianne. Deux idées : (1) Le sentiment d’insécurité – subjectif – doit être traité comme un problème objectif. (2) La politique par enjeux tend à prendre le dessus sur la politique partisane. Conclusion : «Face aux échecs successifs de toutes les politiques mise en œuvre depuis trente ans, les réflexes idéologiques tombent. Les électeurs, majoritairement sans a priori, se donneront à celui qui saura leur proposer les solutions concrètes, efficaces et adaptés à leurs problèmes quotidiens. Au-delà de la droite et de la gauche. La clé de 2007 n’est nulle part ailleurs.» (Marianne, 26.11.05)

27 : Mayetic dépose son bilan au Tribunal administratif de Paris. (B. de Beauregard)

30 : Tribune libre du Rassemblement Populaire et Français pour Asnières (MNR) : «Information judiciaire. Le 30 novembre 2005, la 8e Chambre de la Cour d’appel de Versailles à la suite de la 14e chambre du TGI de Nanterre, a de nouveau débouté M. Aeschlimann de son action en diffamation contre Hubert Massol. La Cour "considérant qu’un débat entre opposants sur les chiffres relatifs à la sécurité d’une commune présente un intérêt légitime..." a reconnu la bonne foi d’Hubert Massol.» (Asnières-Infos, 01.06, p. 26)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 11.05)

Décembre 2005

01 : L’Express met en cause Mme Chirac, présidente d’honneur de la Fondation Elâhi. (L’Express, 01.12.05)

02 : Diffusion d’un tract anonyme, dont voici le texte : «Télévision : Un reportage sur Asnières dans l’émission "Sept à huit", dimanche 4 décembre 2005 à 18 h50 sur TF1». Des mauvaises langues soupçonnent la mairie d’être responsable du tract. (asnierois.free.fr)

13 : Mayetic est placé en liquidation judiciaire et les 23 employés licenciés. (01Net)

14 : Envoi d’un courrier postal nominatif (enveloppe et lettre aux armes de la mairie), non daté mais signé par un Charles C. qui aborde deux points : l’organisation Elâhi et des tracts très virulents qui circulent en ville émanant de... (suivent les prénoms et noms de quatre conseillers en bisbille.) (asnierois.free.fr)

14 : Quelques heures avant le Conseil municipal d’Asnières, plusieurs représentants d’associations de diverses sensibilités (ADECA, ATTAC, Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie – Maroc - Tunisie, Collectif pour que vive la démocratie à Asnières, Association de défense du quartier Chanzy, AZMétro...) et quatre groupes d’élus d’opposition se sont réunis dans un bar de Bois-Colombes pour dénoncer les «atteintes permanentes aux libertés associatives, démocratiques et civiques» qu’ils disent connaître sur la ville d’Asnières. (Le Parisien, 17.12.05)

15 : Le conseil municipal décide la création d’une mission d’information sur les liens entre la ville et l’Iran, telle que demandée par des élus d’opposition, mais aussi sur la Fondation Elâhi, à la demande expresse de M. Aeschlimann qui a saisie la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). (Le Parisien, 17.12.05) (Compte-rendu)

15 : Le site Internet officiel d’Asnières utilise des pages satellites (doorway) pour améliorer son classement par les moteurs de recherche, en ajoutant des mots invisibles pour l’utilisateur, mais parfaitement décomptés par les agents d’indexation. [Rien d’illégal, mais c’est encore un exemple de manipulation d’Internet.] (asnierois.free.fr)

16 : Création du Collectif Réussir ensemble la diversité, à l’initiative de M. Aeschlimann et sous la responsabilité de M. Bentebra, qui dispose d’un blog : http://exemplaireetmeritant.over-blog.com. (Communiqué de presse)

16 : Dépêche de l’agence de presse iranienne IRNA, qui prend la défense de la mairie d’Asnières – informée par «des sources proches du dossier» – et en profite pour lancer une pique antisémite. (IRNA, 16.12.05)

17 : Des informations sur le site Internet de M. Manuel Aeschlimann, qui est en sommeil depuis de nombreux mois : les serveurs de noms de domaine sont en tld allemande (schlund.de) ; le contact technique est 1&1 à Sarreguemines ; les courriels de contact admin et billing sont celles de F. Bary Van Aal à la mairie. (asnierois.free.fr)

17 : Babak Pourbagher, frère de Francis, soutient inconditionnellement les propos récents du président iranien, M. Ahmadinejad, sur le nucléaire. Ses propos sont repris par l’agence Iska News et le Journal Ressalat. (La politique du jour, 24.12.05)

18 : B. Pourbagher est écarté du projet d’usine Logan par la direction de Faurecia. Un de ses proches déclare à Siassat-é-Rouz : «Les membres du conseil d’administration de Faurecia ainsi que M. Lévi, PDG de cette société, sont des sionistes, et la mise à l’écart de B. Pourbagher montre les pratiques de censure des sionistes face à l’expression libre des opinions.». (La politique du jour, 24.12.05)

18 : En plus des sept magazines municipaux, la mairie publie Asnières-Infos Dimanche, qui plus est dans des éditions différenciés. Dans le numéro de ce jour : au Nord «Noël pour tous à Asnières», au sud un article sur le parking du centre ville qui va coûter 8 millions d'euros. (asnierois.org)

20 : Une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP), au contenu très contrariant pour M. Aeschlimann, a été l’objet de ce qui ressemble furieusement à une censure. M. Aeschlimann confirme avoir évoqué cette dépêche avec le directeur de l’information de l’AFP. Ce que reconnaît ce dernier, mais nie le lien avec la décision de ne pas la publier. Rappelons que le journaliste du Monde a négligé d’informer ses lecteurs du fait que le maire d’Asnières avait un ancien et lourd contentieux, sur des questions d’urbanisme, avec des associations de quartier dont certains animateurs étaient également membres de la Fondation Elâhi. De là à imaginer que M. Aeschlimann pourrait avoir eu intérêt à intimider des associations locales flirtant de plus en plus avec son opposition municipale, il n’y a qu’un pas. Ce projet de dépêche indique que la communauté française du renseignement n’a mené en réalité aucune investigation et que les auteurs de la note des RG citée par Le Monde assurent que son inspirateur n’est autre que M. Aeschlimann. Le député-maire d’Asnières dément, précisant que ses avocats venaient de lui apprendre que les conseils de la Fondation Elâhi avaient utilisé la dépêche non publiée de l’AFP dans une procédure de justice les opposant. (A. Hertoghe) Réaction le jour même de M. Aeschlimann, qui complète sa réponse. (A. Hertoghe)

28 : Dans Libération, tentative d’explication des attaques de M. Aeschlimann contre la famille Elâhi. Selon un proche de la famille, M. Aeschlimann et B. Elâhi faisaient cause commune, au début des années 1990, contre les projets immobiliers du maire de l’époque [Voir 1992]. Une fois élu maire, M. Aeschlimann a repris les projets immobiliers à son compte et n’avait plus besoin de B. Elâhi. L’entourage de l’actuel maire d’Asnières affirme que des associations de quartier ont été créées par des membres de la Fondation Elâhi, afin de protéger la rue où ils habitent. En 2003, un tract du maire dénonce une infiltration par les membres d’une organisation spiritualiste, ésotérique et cultuelle, menant une campagne de déstabilisation sous paravent associatif, menaçant l’intégrité morale des Asniérois et de leurs enfants. Lorsque l’adjoint au maire chargé de la communication, rédacteur du tract, a été condamné en septembre 2005 pour diffamation au motif que «les polémiques locales à propos de l’urbanisme ne justifient aucunement l’attaque outrancière organisée par la mairie d’Asnières». Le tribunal enfonçait le clou en rappelant qu’il «n’est pas rapporté que les Renseignements généraux (RG) et la mission en charge des menées sectaires (Miviludes) aient répertorié la fondation» comme une authentique secte. Dès le lendemain du jugement, les RG rédigeaient une note mettant en cause la soumission absolue des disciples à un maître se considérant comme une sorte de messie. En contradiction totale avec le tribunal de Nanterre, ils donnaient crédit aux tentatives d’infiltration de la mairie d’Asnières. La Miviludes annonce fin octobre la mise sous surveillance de la Fondation Elâhi. Saisie en appel, la cour de Versailles a reporté sa décision, les deux parties s’écharpant sur la prise en compte, ou pas, du rapport des RG dont nul n’a obtenu copie, en dehors d’extraits publiés dans la presse. (Libération, 28.12.05)

31 : Tentative complémentaire d’explication des attaques de M. Aeschlimann contre la famille Elâhi. Le premier attaque la seconde chaque fois qu’il est en bisbille avec certains de ses adjoints. (asnierois.org)

ND : Numéro du mois du mensuel municipal (Asnières-Infos, 12.05)

1987-2001200220032004 – 2005 – 2006

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Voici les sites qui parlent de 5.5 Chronologie 2005:

» Secte, mensonge et vidéo de Bruno de Beauregard
Le samedi 22 octobre 2005, lors du 19/20 de France 3 Ile de France, je découvre un reportage hallucinant, en caméra cachée, dans lequel cette fois-ci, la secte qui menacerait la paix du monde et à laquelle Mayetic serait affiliée [Lire la suite]

Commentaires

Madame, Monsieur,

Je trouve votre site très bien documenté et apportant des informations très précieuses sur ce qui se passe à Asnières. Tout le monde intervient à sa manière. Attention à ne pas vous retrouver manipulé. Néanmoins, j'ai décelé quelques inexactitudes qui ne sont pas bien sûr préjudiciables mais qui permettent de comprendre une facette de ce feuilleton à rebondissements.
- les dates de mandat de maire pour F.Taittinger sont erronées (il a été maire la première fois en 1994 et non en 1995)

Ø les anciens adjoints au Maire -y compris le 1er, mais pas J.Fischer- sont qualifiés de "simples conseillers municipaux sous M.Taittinger, évincés par M.Aeschlimann en 2001", alors qu’ils ont été également adjoints de M.Aeschlimann pendant 2 ans et que tous n’ont pas été évincés de la même manière et même certains sont partis en démissionnant de manière fracassante! si vous le souhaitez je pourrais vous expliquer…

Ø Mme J. Fischer est déclarée "ancienne conseillère générale", alors qu’elle a été seuelement candidate aux élections cantonales, après avoir été conseillère régionale…

Ø Mme V. Chapuis n'est pas citée alors que c'est d'elle que parle l'article du Parisien en date du 14 septembre 2000 qui est mentionné dans la liste des pièces manquantes (chapitre 8 du site)

Ø Pourquoi afficher fixement les photos de certains élus ou anciens élus

Merci de ces informations. je vais vérifier et corriger les éventuelles erreurs.
J'essaye de faire au mieux à partir des informations qui me sont accessibles. Concernant la situation des conseillers municipaux sous M. Taittinger, je l'ai souvent déduite indirectement, notamment des décisions de justice. Toute information - dans ce domaine comme dans d'autres - est la bienvenue.
Pour les photos, j'ajoute celles que je trouve. Comme vous l'avez sans doute remarqué, il s'agit essentiellement de membres du conseil municipal.

Bojour,
j'aimerais vivement connaître le contenu de l'article du parisien évoqué ci-dessus daté du 14/09/2000. Vous serait il possible de m'en résumer le contenu ? D'avance merci.

Comme indiqué dans ma réponse précédente, je ne dispose pas de l'article en question. Je ne peux donc pas vous en indiquer le contenu.
Je suis sûr que de nombreux Asniérois pourraient vous informer, mais je ne sais comment les contacter.

Je suis parvenue à me procurer l'article du 14/09/2000 alors autant que ça en profite au plus grand nombre :

Asnières
Nouvelle défection dans la majorité municipale LES VEILLES d'élections réservent toujours quelques surprises. Après le divorce annoncé publiquement il y a quelques jours entre le premier magistrat, Manuel Aeschlimann (RPR), et le chef de file de l'UDF locale, Bruno Casari, qui ont chacun de leur côté décidé de faire cavalier seul pour les prochaines municipales, c'est au tour du maire-adjoint chargé de la petite enfance et de la famille de créer quelques remous dans le Landerneau municipal. Véronique Chapuis (sans étiquette politique) a effectivement décidé de se départir des responsabilités électives dont elle avait la charge depuis 1994. Sa lettre de démission a été remise hier sur le bureau de Manuel Aeschlimann. Un geste fort pour cette élue de 50 ans qui se défend de faire de la politique politicienne. Elle a pris sa décision au terme de trop nombreuses divergences avec le maire. « J'ai une image de rigueur que je tiens à conserver, confie dans un souffle Véronique Chapuis. Il est des choses que je ne puis tolérer. » Et d'avouer encore plus franchement : « J'ai dû me battre âprement à diverses reprises pour que des projets soient respectés et non pas changés à la dernière minute. »
« Ce n'est pas une équipe que j'ai choisie »
En façade le maire affiche quant à lui une sérénité sans faille : « Cette démission est un non-événement, précise Manuel Aeschlimann. Véronique Chapuis n'avait pas la vocation d'être sur ma future liste. Notre collaboration se serait donc de toute façon arrêtée en mars prochain. A partir de là elle avait plusieurs choix : finir tranquillement son mandat ou démissionner. Nous avions d'autre part de sérieux problèmes avec elle depuis des mois ; elle s'opposait systématiquement à tous projets. » Cette démission à Asnières n'est pas unique dans son genre depuis que Manuel Aeschlimann a pris la barre du bateau municipal en 1998, succédant à Frantz Taittinger, démissionnaire pour « des raisons de santé ». Elle intervient après celle de Jean-Claude Heiser, adjoint au sport qui s'était opposé à la municipalisation de nombreuses associations. Il y a quelques mois le maire avait par ailleurs retiré sa délégation à Gérard Fili, son adjoint délégué à l'urbanisme. Un élagage que le maire explique : « Ce n'est pas une équipe que j'ai choisie. J'ai retiré la délégation de M. Fili pour faute grave, en raison de son manque de transparence sur certains dossiers. Quant à M. Heiser, nous n'étions pas d'accord sur la politique de municipalisation des associations » De quoi nourrir quelques rancoeurs à quelques mois des élections.
Marisa Faion


Merci, Pad. Je l'ajoute dans le dossier.

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